Appels à contribution

Regards mexicains sur la France et les Etats-Unis: témoignages et transferts culturels

Miradas mexicanas sobre Francia y Estados Unidos (1821-1950): ¿Qué revelan sobre Ellos y Nosotros los epistolarios, diarios y otros documentos olvidados?

El proyecto del coloquio internacional francomexicano en el marco de las actividades del grupo de Investigaciones Americanistas de AMERIBER y del programa promovido en Burdeos por Isabelle Tauzin-Castellanos  (IUF-Université Bordeaux Montaigne) sobre Escrituras migrantes y representaciones reciprocas, trata de   invertir la mirada para investigar sobre la visión compartida por viajeros mexicanos sobre el otro mundo, Francia y Estados Unidos, países visitados por innumerables figuras políticas e intelectuales, además de por testigos anónimos, desde la Independencia de México hasta mediados del siglo XX. Se tratará de descifrar aquellos testimonios mexicanos de naturaleza privada e íntima (epistolarios, memorias, diarios…) sin excluir las crónicas y documentos publicados en la prensa sobre los mundos francés y estadounidense entre 1821 y 1950. ¿Cómo transcribieron su visión del Otro, francés o estadounidense, aquellos viajeros, turistas cosmopolitas, exiliados políticos, artistas en ciernes,  diplomáticos …, entre los cuales puede incluirse  a Melchor Ocampo, José María Luis Mora, Ignacio M. Altamirano, Manuel Payno, José Juan Tablada y para el siglo XX a muchos otros más?

La Francia que visitan o en la que se instalan: ¿ya es el paraíso de la gastronomía? ¿el templo de las fragancias?, ¿el  centro del arte y la cultura?, o ¿son éstos tópicos construidos en distintos momentos? ¿Qué escriben los viajeros mexicanos sobre las prácticas religiosas y educativas, las tradiciones y usos ajenos que observan en los Estados Unidos y en Francia, la admirable modernidad? ¿Qué memorizan sobre las vivencias femeninas y las rutinas callejeras? ¿Qué les llama la atención hasta llegar a apuntar alguna huella en forma escrita o iconográfica?

El proyecto del Coloquio “Miradas mexicanas…” no es exaltar realidades alejadas de México sino descifrar las memorias, diarios y epistolarios orientando la lectura desde lo foráneo hacia la realidad nacional a partir del testimonio de las vivencias en el exterior con  las que a lo largo de los siglos XIX y XX, los grupos políticos y económicos dominantes han querido identificarse.  

 El evento es convocado por el Instituto Mora y la Université Bordeaux Montaigne desde el 15 de septiembre de este año, a fin de reunir a los académicos  interesados por la historia social y cultural contemporánea con motivo del Coloquio internacional: “Miradas mexicanas sobre Francia y Estados Unidos (1821-1950): ¿Qué revelan sobre Ellos y Nosotros los epistolarios, diarios y otros documentos olvidados?”, previsto los días lunes 3 y martes 4 de junio de 2019.

Los interesados enviarán sus propuestas con el título, un resumen del contenido  y y otro curricular a ambas coordinadoras:

Dra. Ana Rosa Suárez Argüello, Instituo Mora: asuarez@mora.edu.mx

Dra. Isabelle Tauzin, Université Bordeaux Montaigne: Isabelle.tauzin@u-bordeaux-montaigne.fr

 Fecha límite de recepción de las propuestas y resúmenes:   31 de enero del 2019.

 Ejes de las propuestas: Epistolarios, diarios, crónicas, viajes, migraciones, exilios, transferencias culturales, independencia, porfiriato, revolución mexicana, cardenismo, vida cotidiana, mentalidades, representaciones, interculturalidad.  

Journée d'étude : "Mots et corps bibliques"

Journée d’étude « Mots et corps bibliques : littéralité et mémoire textuelle »

Jeudi 7 novembre (après-midi) - vendredi 8 novembre (matin) à Bordeaux

Université Bordeaux Montaigne – EA3656 AMERIBER  (GRIAL)

Le projet « Mots et corps bibliques » se propose d’explorer la présence, le réinvestissement, la réécriture de la Bible dans la littérature hispanique et hispanoaméricaine sans limitation d’époque ni de genre. Autrement dit, c’est la Bible en tant que « grand code » de la littérature occidentale, pour reprendre le titre de l’ouvrage que Northop Frye a consacré en 1984 à la question, à laquelle nous proposons de consacrer ce projet.

C’est un lieu commun de rappeler que la Bible[1] féconde la littérature occidentale de multiples manières. Qu’il s’agisse de citations, de références plus ou moins directes, de gloses, de prises à contre-pied, le texte des deux Testaments constitue fréquemment un arrière-plan voire un hypotexte culturel impossible à ignorer au risque de laisser en friche interprétative toute une partie des œuvres concernées.

Plus qu’une « intertextualité » biblique définie comme l’identification de références, de citations, d’allusions aux deux Testaments, le projet « Mots et corps bibliques » espère donc mettre au jour la présence fertile et féconde de la Bible dans les fibres même des textes littéraires et montrer qu’elle constitue peut-être une sorte de « superstructure » de tout un pan des littératures hispaniques et hispanoaméricaines.

Ainsi on pourra se demander (à titre d’exemples ou de simples pistes de travail) comment agit le texte Biblique, lorsqu’il est identifié dans le texte littéraire, quant à la perception des personnages, des histoires, des situations. Si nous prenons le cas le plus évident des prénoms bibliques (Caïn, Ruth, Juan, María etc.) on sera amené à déterminer si la référence biblique, si elle est établie, est programmatique ou si elle engage au contraire une définition possible du personnage et dans l’un et l’autre cas, quelles sont les implications dans la structure du texte analysé. On peut aussi songer au mythe biblique d’Abel et Caïn, véritable lieu commun, notamment de la littérature d’après-guerre, qui offre non seulement une clef de lecture indispensable pour la compréhension d’une grande partie de la production littéraire depuis le tournant du XXe siècle (Abel Sanchez de Unamuno ou Los Abel d’Ana María Matute, pour n’en citer que deux[2]) mais aussi une caisse de résonance aux questionnements ontologiques qui caractérisent l’identité espagnole qui doit se reconstruire après le désastre de 1898 et le combat fratricide de 36-39. Un questionnement identitaire qui pousse à invoquer la figure divine comme personnage parmi d’autres. Il s’agira de questionner et de comparer ce Dieu-personnage à la fois dans l’hypotexte et dans ses réécritures mais aussi de s’interroger sur sa fonction. En outre, si la comparaison entre Dieu et auteur n’est pas nouvelle et structure en grande partie l’exégèse littéraire depuis au moins le XIXe siècle - on peut penser par exemple au fameux narrateur omniscient et démiurge du réalisme de l’époque -, elle nous invite également à penser les voix bibliques comme autant de narrateurs subordonnés à l’instance de régie divine. En effet, la Bible est construite sur la multiplicité des auteurs, des narrateurs, compilateurs, traducteurs etc. La fonction narrative est ainsi démultipliée, offrant une structure d’une grande modernité. Il serait intéressant dès lors de questionner cette structure biblique et son influence sur la modernité romanesque.

Ce ne sont là que quelques pistes, non limitatives, à partir desquelles ou indépendamment desquelles chacun/e doit se sentir libre d’élaborer sa propre proposition.  

Merci d’envoyer un titre (même provisoire) et un résumé succinct de vos propositions avant le 30 mai 2019 à :

Isabelle Bouchiba-Fochesato :  Isabelle.Bouchiba-Fochesato@u-bordeaux-montaigne.fr

Maylis Santa-Cruz : Maylis.Santa-Cruz@u-bordeaux-montaigne.fr

[1] La Bible ici prise en compte sera la Bible chrétienne, c’est-à-dire celle constituée par ce qu’il est convenu d’appeler, de manière inévitablement polémique, Ancien et Nouveau Testament. En effet, si nous faisons le choix délibéré et parfaitement conscient d’appréhender ce livre comme une œuvre, c’est entre autres parce qu’elle a un « commencement et une fin[1] » et qu’elle revendique une unité. C’est Northop Frye, dans son introduction au Grand Code : la Bible et la littérature, qui théorise le mieux ce point de départ qui est celui de son propre travail : 

[…] traditionnellement on a lu la Bible comme une unité et […] elle a influencé l’imagination de l’Occident comme une unité. […] Elle commence là où commence le temps, avec la création du monde ; elle finit là où finit le temps, avec l’apocalypse, et, entre les deux, elle passe en revue l’histoire des hommes, ou les aspects de cette histoire qui l’intéressent, sous les noms symboliques d’Adam et d’Israël.

  • Frye, Northop, Le grand Code : la Bible et la littérature

[2] La poésie n’est pas en reste, citons par exemple ces quelques vers d’Antonio Machado extraits de « En tierras de España » de Campos de Castilla : “Veréis llanuras bélicas y páramos de asceta /—no fue por estos campos el bíblico jardín—:/son tierras para el águila, un trozo de planeta/por donde cruza errante la sombra de Caín” ou encore les très célèbres vers de Blas de Otero dans “Hija de Yago” de Pido la paz y la palabra: “Ángeles y arcángeles se juntan contra el hombre./ Y el hambre hace su presa, los túmulos su agosto./Tres años y cien caños de sangre Abel, sin nombre….”. Sans parler, encore, du grand poète José Angel Valente …

Histoire des (in)égalités ethno-raciales au Mexique, Amérique Centrale et Caraïbes (XVIIIe-XXIe siècles)

Castas races 1784
Le Colloque d’Etudes Centraméricaines AMERIBER programmé au mois de juin 2018 (mardi 19 et mercredi 20 JUIN 2018) à Bordeaux (France) propose un espace de rencontre pour une nouvelle réflexion sur la thématique de « l’ethnique » et du « racial » en Amérique latine en se focalisant sur les inégalités ethno-raciales et en analysant une longue période historique (XVIIIe-XXIe siècles) et trois territoires différentes (le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes). 

Convocatoria PDF - Appel à communication PDF

Las propositions de communication:Les propositions de 400 mots maximum seront adressées, accompagnées d’une brève présentation biographique (10 lignes) et de la mention des trois publications principales de l’éventuel participant, au plus tard le 28 février 2018.Las propositions seront envoyées à: Ronald SOTO-QUIROS ronald.soto-quiro [at] u-bordeaux.fr et Catherine LACAZE Lacazecatherine [at] gmail.com. Ces propositions seront examinées par un comité scientifique.Une publication des communications présentées est envisagée. Les frais de voyage et de séjour sont à la charge de chaque participant.  Il n’y a pas de frais d’inscription.

Dans le cadre de ses recherches, le groupe de travail “Recherches Américanistes” de l’équipe pluridisciplinaire AMERIBER (Péninsule Ibérique et Amérique Latine) de l’Université Bordeaux Montaigne, invite au colloque international d’études centraméricaines qui aura lieu à Bordeaux (France) au mois de juin 2018, les mardi 19 et mercredi 20 juin.Thématique La thématique de « l’ethnique » et du « racial » en Amérique Latine a été abordée à de multiples reprises selon divers angles d’approche et depuis des disciplines très différentes. Le sujet a été traité pour diverses périodes historiques, en mettant l’accent sur des aires déterminées de la région ouen se focalisantsur des pays spécifiques. Ces études ont été développées suivant des problématiques très variées : le métissage, l’ethnicité, la « race », le racisme, la nation, les nationalismes, les identités nationales, les identités culturelles, les migrations, la citoyenneté, la discrimination, le multiculturalisme, etc.De manière générale, la problématique des « inégalités »a aussi été abordée depuis des perspectives très diverses ; les études sur les inégalités socio-économiques en particulier ont connu un essor important. Les études reprenant la perspective des inégalités se sont multipliées et nous pouvons trouver des analyses sur les inégalités sociales de santé, les inégalités sociales à l’école, les inégalités de genre, les inégalités écologiques et de développement durable, etc.Pour ce qui est des « inégalités », ou différences, et de « l’ethno-racial », les travaux ont traditionnellement employé le terme « d’inégalités raciales » en Amérique Latine. Plus récemment, certains auteurs ont préféré utiliser l’idée d’inégalités sociales ou socio-économiques « en lien avec la couleur de peau ».  D’autres ont préféré parler d’inégalités « par ascendance ou appartenance ethno-raciale ». L’idée de la « dimension ethno-raciale des inégalités sociales » a aussi été utilisée. Dans cette optique, il existe des études intéressantes sur les inégalités et l’ethno-racial dans l’éducation, dans le marché du travail, dans les revenus familiaux, etc.Il est évident que la difficulté à dissocier l’étude des différentes inégalités est toujours présente. Comme l’indique Ascensión Baraño: « Les diverses formes d’inégalité […] se trouvent interconnectées avec des catégories de différence qui peuvent configurer par elles-mêmes des types spécifiques d’inégalité, non totalement réductibles aux premières. C’est le cas des catégories « raciales », d’âge et de genre ».[1]Suivant les pays, le thème de « l’ethno-racial » a été abordé de multiples manières, autant dans le champ politico-administratif qu’académique. Rappelons, comme l’indique Gaëlle Goastelle, l’écart existant dans le traitement de ces thèmes aux Etats-Unis et en France : « Aux Etats-Unis, c’est le melting-pot, le mélange des races et la variable ethno-raciale est le critère de mesure des inégalités sociales. En France, le modèle républicain, c’est l’être humain comme catégorie universelle et la mesure de l’injustice sociale se fait au moyen des catégories socioprofessionnelles, c’est-à-dire une catégorie euphémisée des classes sociales ».[2]En France, le thème des inégalités ethno-raciales a été repris en particulier par la sociologue Mirna Safi, principalement pour l’analyse du cas français.[3]Pour le cas latino-américain, les inégalités comprises strictement comme « ethno-raciales » ont étéanalysées récemment surtout par les sociologues ; durant la dernière décennie plusieurs travaux liés à ce thème ont été publiés pour des pays comme le Brésil et la Colombie.Ces études se sont principalement intéressées auxAfro-descendants dans l’objectif fondamental de mettre en relief la stigmatisation, de visibiliser les populations afro-descendantes et d’inviter à l’empowerment[4] et aux programmes d’affirmative action (discrimination positive) de ces populations pour obtenir l’inclusion politique, sociale et économique en tant qu’acteurs politiques des projets nationaux. La question a aussi été l’objet de travaux de la part de différents Etats latino-américains, mais aussi de la part de beaucoup d’associations et d’organisations non gouvernementales de droits humains. Ce qui nous intéresse ici, c’est d’analyser de ce que nous pouvons strictement appeler « inégalités ethno-raciales », et de mener une discussion comparative non seulement en termes chronologiques mais aussi spatiaux. Autrement dit, évaluer les inégalités ethno-raciales dans le temps (depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours), mais aussi les particularités et ressemblances de cas entre différents espaces géographiques du monde latino-américain et plus précisément au Mexique, en Amérique Centrale et dans les Caraïbes. Pour cette analyse, l’intérêt est de revenir sur les catégorisations ou catégories ethno-raciales, le traitement et la discrimination fondés sur le critère ethno-racial, les projets étatiques et nationaux et les catégories ethno-raciales, les recensements et les variables ethno-raciales, les espaces de ségrégation, la marginalisation, etc.L’objectif de notre rencontre sera d’étudier depuis une perspective pluridisciplinaire -mais essentiellement historique- le phénomène des inégalités ethno-raciales dans ces aires de l’Amérique Latine.

Coordination: Ronald SOTO-QUIROS Université de Bordeaux/AMERIBER, Université Bordeaux Montaigne

Catherine LACAZE Sciences Po Lyon/CEMCA  Les langues du colloque:Le français, l’anglais et l’espagnol.  

 

 

 


[1]           « Diferencias naturales y diferencias sociales », BARAÑO, Ascensión; et. al., Diccionario de relaciones interculturales: diversidad y globalización, Madrid: UCM, DL., 2007, p. 71, traduction des auteurs de cet appel à communications.[2]           GOASTELLE, Gaëlle, « La production des normes d’admission à l’enseignement supérieur : l’éclairage d’une comparaison internationale », LERESCHE, Jean-Philippe, La fabrique des sciences : des institutions aux pratiques, Lausanne: Presses polytechniques et universitaires romandes, 2006, p. 50 [pp. 43-62]. [3]           SAFI, Mirna, Les inégalités ethno-raciales, Paris : La Découverte, 2013. [4]           Sur la polysémie et l’emploi du terme « empoderamiento » en Amérique latine et « pouvoir d’agir » au Québec, voir : GUÉTAT-BERNARD, Hélène et LAPEYRE, Nathalie, « Les pratiques contemporaines de l’empowerment. Pour une analyse des interactions entre pratiques et théories, individu.e.s et collectifs (Introduction) ». FEUGEYROLLAS-SCHWEBEL, Dominique, et. al. Pratiques de l’empowerment.  Cahiers du Genre. 63/2017. Paris : L’Harmattan, 2017, p. 6 [pp. 5-22].

9e congrès de l'Association Internationale des Péruvianistes

MGP AIP
Appel à communication pour le 9e congrès de l'Asssociation Internationale des Péruvianistes organisé à Bordeaux en hommage à Bernard Lavallé et à ses recherches sur le Pérou colonial. Convocatoria en línea

 2e axe du congrès :  Le XIXe siècle au Pérou et l'avant-garde latino-américaine -  Centenaire de Manuel Gonzalez Prada (1844-1918). Convocatoria en línea

Organisation : José Antonio Mazzotti - Association Internationale des Péruvianistes ; Isabelle Tauzin-Castellanos - Université Bordeaux Montaigne. Réception des propositions jusqu'au 15 novembre 2017.