CHISPA

Le centre Intermédialité(s) est devenu CHISPA (Cultures hispaniques et hispano-américaines actuelles)

Conférence Cristina Somolinos / Ana Larré sur Tea Rooms de Luisa Carnés le 26/11/18

Luisa Carnés y la construcción de la mirada de la mujer trabajadora en la narrativa española de los años treinta: historia de un rescate literario

Cristina Somolinos Molina (U. de Alcalá) y Ana Larre (étudiante de master 2, AMERIBER)

Hasta el año 2016, Luisa Carnés era una escritora casi desconocida por los lectores, investigadores y editores españoles. A pesar de la publicación de su novela El eslabón perdido (Renacimiento, 2002), de sus memorias De Barcelona a la Bretaña francesa (Renacimiento, 2014 y 2017), así como de algunas de sus obras teatrales en el volumen Cumpleaños; Los bancos del Prado; Los vendedores de miedo (Asociación de Directores de Escena, 2002) y de su novela Tea rooms. Mujeres obreras en 2014 por la Asociación de Libreros de Lance de Madrid, ha sido a partir del éxito de ventas de la reedición de esta última novela en 2016 en la editorial Hoja de Lata cuando Luisa Carnés ha tenido mayor impacto y difusión. De hecho, se están llevando a cabo esfuerzos para reeditar el resto de sus obras, como es el caso de la reedición de sus Cuentos completos en la editorial Renacimiento (2018). Luisa Carnés, escritora madrileña que nace en 1905 en Madrid y muere en 1964 en México D.F., se dedicó a la escritura narrativa y de obras periodísticas, y se singulariza por pertenecer a la clase obrera: tuvo que trabajar desde pequeña y no pudo desarrollar una carrera universitaria. Esa experiencia obrera influyó mucho en la escritura de varias de sus obras, hasta el punto de que sus obras constituyen testimonios directos de las condiciones de las mujeres de clase obrera en Madrid en los años treinta.

En este seminario, nos centraremos en su producción literaria durante la II República española, y para ello llevaremos a cabo un repaso de las circunstancias vitales de Luisa Carnes, así como las condiciones que provocaron el olvido por parte de la historiografía y la crítica literaria. Asimismo, abordaremos el lugar que ocupó Luisa Carnés en el panorama literario de la época junto con su recepción por parte de la crítica literaria contemporánea y las problemáticas asociadas al trabajo femenino que encontramos en la narrativa previa a su exilio mexicano.

Conférence / Conferencia Cristina Somolinos Molina 8/11/18 9h30-11h salle des Actes "La representación de la mujer trabajadora en la literatura española (1850-1936)"

Conférence / Conferencia Cristina Somolinos Molina 8/11/18 9h30-11h salle des Actes "La representación de la mujer trabajadora en la literatura española (1850-1936)"

La representación de la mujer trabajadora en la literatura española (1850-1936)

Cristina Somolinos Molina (Universidad de Alcalá)

La escritura literaria ha constituido un espacio de reflexión acerca de diversas cuestiones sociales, y las escritoras han ido abriéndose paso paulatinamente para intervenir en estas discusiones. Desde mediados del siglo XIX, el trabajo de las mujeres se convirtió en un asunto de interés central en los debates públicos acerca de la denominada “cuestión femenina”, dado que involucraba cuestiones íntimamente relacionadas con los valores sociales de la feminidad. A partir del análisis de textos de escritoras como Faustina Sáez de Melgar, Emilia Pardo Bazán, María de Echarri, Magda Donato o Luisa Carnés, que tratan del trabajo femenino, discutiremos acerca del papel que juega la escritura narrativa dentro de la lucha en el plano discursivo y simbólico por la emancipación de las mujeres en la sociedad patriarcal. Anónimo, hacia 1930 (Cádiz) Fábrica de tabaco. Taller de desvenado manual de la hoja Colección Altadis (Reproducida en Luis Alberto Cabrera Pérez, Mujer, trabajo y sociedad (1839-1983), Madrid, Fundación Francisco Largo Caballero, 2005)

JE La fabrique du genre dans la fiction sérielle espagnole et hispano-américaine 11 octobre MSHA salle 2

La fabrique du genre dans la fiction sérielle espagnole et hispano-américaine/

La fábrica del género en la ficción serial española e hispanoamericana

Journée d’études CHISPA (AMERIBER EA 3656),

11-10-2018, MSHA (salle 2)

(org. Laetitia Biscarrat & Amélie Florenchie)

En 2016, environ 85% de la population espagnole a regardé la télévision[1] pour une moyenne de 233 minutes par jour et par personne[2]. Si les rencontres sportives occupent la quasi-totalité des 50 meilleures audiences télévisées de l’année, on relève également l’importance de la fiction télévisuelle dans ce classement. Deux fictions sérielles El príncipe (Mediaset et Plano a plano) et La que se avecina (Mediaset et Contubernio) diffusées sur Telecinco ont en effet franchi la barre des 5 millions de téléspectateurs.rices tandis que la fiction demeure le genre le plus présent sur les chaînes de télévision – 41,1% du temps de diffusion. Les mutations du paysage audiovisuel (téléchargement, streaming, arrivée de Netflix en 2015) ne semblent donc pas altérer la place de la fiction, tant en volume de programmation qu’en tant qu’événements télévisuels autour des pics d’audience. Elle demeure un produit culturel plébiscité et une industrie dynamique. Entre 2010 et 2014, l’Espagne se situe à la 4ième place pour la vente de concepts et continue depuis de se distinguer dans le classement établi par l’agence The Wit pour le MipTV : y ont été référencées Mar de Plástico (Boomerang TV pour Antena 3) en 2015, Pulsaciones (Globomedia pour Antena 3) et El Incidente (Boomerang TV pour Antena 3) en 2016. À côté des formats traditionnels à succès de type soap communautaire (Liebes & Livingstone, 1998), l’industrie médiatique espagnole s’ouvre à des dispositifs plus émergents, à l’instar de la série transmédia Si fueras tú (RTVE et Atomis Media) diffusée en 2017.

En Amérique latine, la situation est similaire : les fictions sérielles connaissent un succès que les TICs ne remettent pas en cause. Ainsi, au Chili la « guerra de las teleseries » fait rage depuis les années 90 à travers un classement ininterrompu des fictions sérielles en fonction de leurs parts de marché, certaines pouvant atteindre jusqu’à 25%. En outre, le continent est doté d’une longue tradition de production de fictions sérielles - les « telenovelas » -, notamment en Colombie, au Mexique et au Vénézuela et plus récemment l’Argentine (Mazziotti, 1996 ; Arias, 1995). Ainsi, depuis les années 80, face à l’impérialisme de la culture médiatique nord-américaine, les pays hispano-américains adaptent leurs classiques littéraires dans des fictions sérielles romanesques, qui prennent le nom ironique de « culebrones » (Mazziotti, 1993). Mais depuis le début du XXIe siècle, le continent s’adapte lui aussi aux changements de mentalités et de pratiques de consommation culturelle et offre désormais des fictions sérielles plus diversifiées : pour un public jeune (Betty la fea, par exemple, qui fut racheté par une maison de production nord-américaine pour être adaptée aux États-Unis), pour un public masculin en quête de violence avec la tendance actuelle des « narconovelas » (Benavides, 2008), dont la célèbre Escobar, el patrón del mal, produite en 2012 par Caracol TV, une chaîne de télévision colombienne, et qui marque un avant et un après dans les séries de ce genre.

En dépit de son poids culturel et économique, l’étude des fictions sérielles demeure paradoxalement encore aujourd’hui en France le parent pauvre de l’hispanisme et se trouve quasiment inexplorée dans le champ des études médiatiques qui privilégie principalement les productions françaises et américaines. La sérialité semble avoir donné lieu chez les chercheur.e.s à une axiologie des biens culturels qui se caractérise par un désintérêt pour les « produits en série » (Eco, 1994 ; Biscarrat & Lécossais, 2016). Parmi les travaux français qui s’y intéressent, encore plus rares sont ceux qui les analysent du point de vue des rapports de genre (Houdiard, 2016 ; Ponce González, 2016), un état de fait qui n’est pas identique de l’autre côté des Pyrénées et de l’Atlantique où des études sur le genre et les fictions sérielles analysent à la fois les représentations et la réception (Galán Fajardo, 2007 ; Lacalle, 2012). La combinatoire des études féministes – sous le cheval de Troie du label Genre – et des productions médiatiques industrialisées consommées majoritairement par des femmes a généré un angle mort auquel le groupe de recherche Chispa - Cultures hispaniques et hispano-américaines actuelles – (EA Ameriber, Université Bordeaux Montaigne) ambitionne de réfléchir en organisant une journée d’études consacrée aux approches féministes et genrées des séries hispanophones. « Prendre la fiction au sérieux » (Coulomb-Gully, 2012), tel est l’enjeu de cette rencontre qui propose de considérer la fiction sérielle comme une thématisation du social dont l’analyse révèle des processus de production et matérialisation des rapports de genre.

Les contributions, en castillan ou en français, s’inscriront dans une perspective croisant communication, analyse sémiologique/filmique et Cultural Studies. Elles pourront porter sur :

  • les représentations de genre – masculinités et féminités – au travers d’études de cas portant sur une série spécifique ou des corpus plus vastes, mais aussi en proposant des approches comparées ;
  • les pratiques genrées de réception, qu’il s’agisse des formes de consommation ou de participation des publics en étudiant l’expérience spectatorielle là où elle se manifeste, se donne à voir, et donc là où un public se constitue comme collectif circonscrit et identifié.

Ces travaux auront à cœur d’échapper aux écueils immanentistes en interrogeant les contextes économiques et sociaux, le rôle de la sérialité et les mécanismes idéologiques qui structurent la fabrique médiatique du genre. Une attention particulière sera portée aux analyses qui intègrent la consubstantialité des rapports de pouvoir. Enfin, il s’agira pour les participant.e.s de dégager les enjeux épistémologiques et méthodologiques de l’analyse des fictions sérielles en espagnol à l’aune du genre.

En 2016, un 85% de la población española vio la televisión[3] en un promedio de 233 minutos por día y persona[4]. Si los eventos deportivos ocupan la casi totalidad de las 50 mayores audiencias del año, también se llevan una parte importante las teleseries. Dos ficciones seriales El príncipe (Mediaset y Plano a plano) y La que se avecina (Mediaset y Contubernio), programadas por Telecinco, rebasaron los 5 millones de telespectadorxs y la ficción sigue siendo el género televisivo más representado con el 41.1% del tiempo de emisión. Las mutaciones del paisaje audiovisual (descarga, streaming, Netflix, etc.) no parecen haber impactado la teleserie, en cuanto tanto a volumen de programación como a eventos televisivos con cuotas de pantalla elevadas. Sigue siendo un producto cultural cotizado por el público y la respalda una industria dinámica. Entre 2010 y 2014, España era el cuarto país del mundo en venta de conceptos y sigue ocupando un sitio notable en el ránking establecido por la agencia The Wit para el MipTV: allí aparecen Mar de Plástico (Boomerang TV para Antena 3) en 2015, Pulsaciones (Globomedia para Antena 3) y El Incidente (Boomerang TV para Antena 3) en 2016. Además de los formatos tradicionales exitosos tipo soap comunitario (Liebes & Livingstone, 1998), la industria mediática española se abre a dispositivos innovadores como se ve con la serie transmedia Si fueras tú (RTVE y Atomis Media) programada en 2017.

En Hispanoamérica, la situación es similar aunque con matices importantes en función de los países: las teleseries tienen un éxito que las nuevas tecnologías de información y comunicación no han fragilizado hasta hoy. Por ejemplo, en Chile, la “guerra de las teleseries” iniciada en los años 90 del pasado siglo prosigue, a través de una cultura del ránking y algunas de ellas pueden alcanzar hasta un 25% de cuota de pantalla. Además, existe una larga tradición de producción de ficciones seriales en el mundo hispanoamericano en Colombia, México, Venezuela y, más recientemente la Argentina (Mazziotti, 1996; Arias, 1995): son las famosas telenovelas. En particular, la adaptación de clásicos de la literatura hispanoamericana en ficciones seriales novelescas que toman el nombre irónico de “culebrones” (Mazziotti, 1993) es una alternativa al imperialismo cultural norteamericano desde 40 años. Pero desde principios del siglo 21, los cambios de mentalidad y sus consecutivos cambios en materia de consumo cultural han permitido la emergencia de nuevos tipos de teleseries, que conocen un éxito internacional: para públicos más jóvenes (Betty la fea, Violetta, Soy Luna), para públicos masculinos en busca de violencia con la moda actual de las narconovelas (Escobar, el patrón del mal, producida en 2012 por Caracol TV).

Pese a su impacto cultural y económico, el estudio de las ficciones seriales es casi inexistente tanto en el ámbito del hispanismo francés como en el área de los estudios mediáticos que privilegian siempre las producciones francesas o anglosajonas. Parece existir entre lxs investigadorxs una axiología de los productos culturales caracterizada por el desinterés hacia los “productos en serie” (Eco, 1994 ; Biscarrat & Lécossais, 2016).  Entre los escasos estudios que existen en Francia, más escasos aún son los que abordan las teleseries desde una perspectiva de género (Houdiard, 2016 ; Ponce González, 2016), mientras que los estudios procedentes del mundo hispánico lato sensu se interesan tanto a las representaciones como a la recepción (Mazziotti, 1996; Galán Fajardo, 2007 ; Lacalle, 2012). A través de esta JE dedicada a las teleseries en español, el grupo de investigación CHISPA (Culturas hispánicas e hispanoamericanas actuales) propone favorecer el diálogo entre los estudios feministas –bajo el concepto de género- y las producciones mediáticas industrializadas consumidas mayoritariamente por mujeres e iniciar una reflexión sobre la ficción serial entendida como tematización de lo social y “fábrica del género”. “Tomar en serio la ficción” (Coulomb-Gully, 2012), tal es el objetivo de esta primera JE.

Las contribuciones en castellano o en francés se enmarcarán preferentemente en una perspectiva que mezcla estudios de información y comunicación, análisis semiológico y/o fílmico y Cultural Studies. Las temáticas abordadas son:

- las representaciones de género –masculinidades y feminidades- a través de estudios de casos (una serie, un corpus de serie, análisis comparados)

- las prácticas de recepción desde una perspectiva de género, que se trate de las formas de consumo o de participación de los públicos, a partir del análisis de la experiencia de lxs telespectadorxs, cualquiera que sea el lugar donde se manifieste

Las contribuciones evitarán las generalizaciones al interrogarse sobre el papel de los contextos económicos y sociales, los mecanismos ideológicos y la serialidad en la fábrica mediática del género. En particular, se apreciarán los trabajos que propongan una reflexión sobre las relaciones de poder. Al fin y al cabo, se tratará para todxs de reflexionar sobre las aportaciones epistemológicas y metodológicas a las que lleva el análisis de ficciones seriales en español dentro de una perspectiva de género.

 

Date : 11 octobre 2018 de 9h à 17h/11 de octubre 2018 de 9.00 am a 5.00 pm

Lieu : salle 2 de la MSHA/sala 2 de la MSHA

Coordination : Laëtitia Biscarrat (postdoctorante contractuelle Labex SMS, Université Toulouse Jean Jaurès, EA Lerass), Amélie Florenchie (maîtresse de conférences HDR, Université Bordeaux Montaigne, EA Ameriber)

Contact : laetitia.biscarrat@univ-tlse2.fr ; amelie.florenchie@u-bordeaux-montaigne.fr

[1] https://es.statista.com/estadisticas/475958/penetracion-de-television-en-espana/

[2] https://www.audiovisual451.com/el-consumo-televisivo-desciende-en-espana-en-2016-pero-la-inversion-publicitaria-crece-por-tercer-ano-consecutivo/

[3] https://es.statista.com/estadisticas/475958/penetracion-de-television-en-espana/

[4] https://www.audiovisual451.com/el-consumo-televisivo-desciende-en-espana-en-2016-pero-la-inversion-publicitaria-crece-por-tercer-ano-consecutivo/