CHISPA

Le centre Intermédialité(s) est devenu CHISPA (Cultures hispaniques et hispano-américaines actuelles)

Croquer l'actualité. Colloque international Université de Bourgogne. 7 et 8 février 2019.50 ans de dessin de presse et de BD-reportage

Cartel Bon

Rencontre avec Paco Rodriguez autour de la traducion de BD 17 janvier 17h C103A

L’UFR Langues et Civilisations et le groupe
de recherche CHISPA (Cultures Hispaniques
et hispano-américaines actuelles) (AMERIBER,
EA 3656) ont le plaisir de vous inviter à
deux rencontres avec l’enseignant-chercheur
et traducteur de l’Université de Cordoue
Contact : isabelle.touton@u-bordeaux-montaigne.fr
Composition et impression : DSIN-PPI Bordeaux Montaigne • Janvier 2019
Paco Rodríguez
Rodríguez
Jeudi 17 janvier 2019 > 17-19h
Salle C103A > Atelier de traduction
« Traducir cómics, una cuestión muy seria »
(animé par Nayrouz Chapin)
Jeudi 31 janvier 2019 > 13h30-15h
Amphi 1 > Conférence
« Traducir cómics: un gran reto en la sombra »
(animée par Isabelle Touton)Affiche rencontre Paco page 001

Isabelle Touton (CHISPA, AMERIBER), Intrusas. 20 entrevistas con mujeres escritoras, Zaragoza, Institución Fernando el Católico.

CubiertaINTRUSAS.P485 coupee page 001

“Intruses est un ouvrage consacré à l’analyse féministe du champ romanesque actuel en Espagne. I. Touton a donné la parole à vingt écrivaines de choix. Des questions professionnelles et des questions biographiques, parfois très intimes, aident à discerner les dynamiques du littéraire, où tout n’est pas structure, art, rhétorique, forme et perfection. Les femmes se sont présentées comme des intruses, des locataires inattendues au premier étage de l’édifice littéraire. Pourquoi les hommes remportent-ils (et s’arrogent-ils) encore la grande majorité des prix littéraires nationaux dans l’Espagne du XXIe siècle ? Pourquoi continue-t-on à accorder moins de crédit littéraire aux écrivaines qu’aux hommes, ou leur en accorde-t-on dans certains cas exceptionnels et sous certaines conditions ? Pourquoi ces derniers semblent-ils ne pas lire leurs contemporaines ? Pourquoi, lorsqu’elles avancent en âge, la plupart des jeunes promesses littéraires et des nouvelles voix féminines qui émergent chaque année ont-elles tendance à disparaître ? Les entretiens avec 20 écrivaines vivant en Espagne ou espagnoles nous fournissent quelques réponses.

L’analyse de l’androcentrisme du champ littéraire qui précède les entretiens, la bibliographie et les matériaux complémentaires confèrent ordre et sens à cette vingtaine de regards personnels. Intruses met à profit l’espace accordé à ces voix pour les questionner sur leur esthétique, sur la manière dont la crise économique et politique en Espagne les a affectées, pour les interroger sur les conditions de vie —matérielles et financières— des hommes et femmes écrivains, sur les réseaux qui se tissent dans le « petit monde littéraire », et sur leur relation avec la critique et les nouvelles technologies. On y parle aussi du fait d’être une femme de la campagne ou de la ville, de Madrid, de Lugo (Galice), de Zaragosse, de Lanaja (Aragon) ou de Cordoue, du fait de venir de deux cultures, de grandir et créer entre deux langues (le catalan, la basque, le galicien, l’amazigh, le français), de la répartition du temps et de prendre la parole en public. Lors de passionnantes évocations, les romancières nous racontent leurs années de formation dans une famille et un lieu concret en Espagne (au Maroc ou au Pérou), à une époque précise —le franquisme tardif, les années 80, 90 ou 2000— et évoquent des trajectoires souvent emblématiques de leurs générations respectives.”

Conférence Cristina Somolinos / Ana Larré sur Tea Rooms de Luisa Carnés le 26/11/18

Luisa Carnés y la construcción de la mirada de la mujer trabajadora en la narrativa española de los años treinta: historia de un rescate literario

Cristina Somolinos Molina (U. de Alcalá) y Ana Larre (étudiante de master 2, AMERIBER)

Hasta el año 2016, Luisa Carnés era una escritora casi desconocida por los lectores, investigadores y editores españoles. A pesar de la publicación de su novela El eslabón perdido (Renacimiento, 2002), de sus memorias De Barcelona a la Bretaña francesa (Renacimiento, 2014 y 2017), así como de algunas de sus obras teatrales en el volumen Cumpleaños; Los bancos del Prado; Los vendedores de miedo (Asociación de Directores de Escena, 2002) y de su novela Tea rooms. Mujeres obreras en 2014 por la Asociación de Libreros de Lance de Madrid, ha sido a partir del éxito de ventas de la reedición de esta última novela en 2016 en la editorial Hoja de Lata cuando Luisa Carnés ha tenido mayor impacto y difusión. De hecho, se están llevando a cabo esfuerzos para reeditar el resto de sus obras, como es el caso de la reedición de sus Cuentos completos en la editorial Renacimiento (2018). Luisa Carnés, escritora madrileña que nace en 1905 en Madrid y muere en 1964 en México D.F., se dedicó a la escritura narrativa y de obras periodísticas, y se singulariza por pertenecer a la clase obrera: tuvo que trabajar desde pequeña y no pudo desarrollar una carrera universitaria. Esa experiencia obrera influyó mucho en la escritura de varias de sus obras, hasta el punto de que sus obras constituyen testimonios directos de las condiciones de las mujeres de clase obrera en Madrid en los años treinta.

En este seminario, nos centraremos en su producción literaria durante la II República española, y para ello llevaremos a cabo un repaso de las circunstancias vitales de Luisa Carnes, así como las condiciones que provocaron el olvido por parte de la historiografía y la crítica literaria. Asimismo, abordaremos el lugar que ocupó Luisa Carnés en el panorama literario de la época junto con su recepción por parte de la crítica literaria contemporánea y las problemáticas asociadas al trabajo femenino que encontramos en la narrativa previa a su exilio mexicano.