Pratiques de simulation et de dissimulation religieuse (nicodémismes) dans l’Europe méridionale moderne

Les articles qui composent ce dossier thématique sont issus du colloque « Les nicodémismes dans l’Europe méridionale moderne : pratiques de simulation et de dissimulation religieuses » qui s’est tenu les 28 et 29 mars 2018 à l’Instituto Cervantes de Bordeaux, dans la demeure où mourut le peintre Francisco José de Goya y Lucientes, dit Francisco de Goya. Le colloque a réuni des collègues de diverses disciplines, ce qui lui confère un caractère interdisciplinaire, absolument indispensable pour appréhender une notion aussi complexe et protéiforme que celle du nicodémisme.
Le terme de nicodémite ou de « pseudo-nicodémite » est un néologisme forgé par Calvin dans le contexte de la Réforme dans la première moitié du xvie siècle. Il désigne l’homme fidèle connaissant la vérité de l’Évangile qui vit « prisonnier » entre les papistes, c’est-à-dire les catholiques apostoliques et romains, « là où il n’est pas licite d’adorer Dieu purement, et où chacun est contraint d’user de beaucoup de cérémonies lesquelles ont été forgées contre la parole de Dieu, et sont pleines de superstition".

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Vincent Parello

Professeur de civilisation et de littérature de l’Espagne moderne à l’Université Bordeaux Montaigne. Il a publié, notamment, Les judéo-convers de Tolède (XVe-XVIIe siècles). De l’exclusion à l’intégration, Paris, L’Harmattan, 1999 ; La Catalogne de Cervantès, Montpellier, PULM, 2006 ; Des réfugiés espagnols de la Guerre civile dans le département de l’Hérault (1937-1939), Perpignan, PUP, 2010 ; Aux origines du roman : la littérature picaresque espagnole, Strasbourg, Université Ouverte des Humanités de Strasbourg, 2008 (ouvrage en version électronique).

DOI : https://doi.org/10.4000/framespa.8574